
BEN97
Étudiant en art visuel à l'Université de Montréal, Michel Benoit alias Ben 97 entreprend une étude systémique avec la systématisation BUS 97 en 1978-1981. Il se lance le défi de réaliser 97 variations sur un même thème : l'arrêt d'autobus jaune et noir de la société de transport de Montréal de l'époque.
Étudiant en art visuel à l'Université de Montréal, Michel Benoit alias Ben 97 présente BUS 97
Il commence par la photographie avec un diaporama de 97 photos d'arrêt d'autobus en noir et blanc.
Il produit une centaine de dessins, gravures, sérigraphies, peintures, sculptures et installation.
Il utilise le studio de son de l'Université de Montréal pour enregistrer la musique et la trame sonore pour la perforformance scénique BUS 97.
Il réalise une pizza au four en forme d'arrêt d'autobus 97.
Il met au point un système de cinéma de pixilation à l'horizontale dans l'autobus 97 et un projecteur filme à vitesse variable.
Il photographie l'ensemble des façades des commerces de le rue Mont-Royal de Frontenac jusqu'à l'avenue du Parc. (côtés nord et sud)
L'installation BUS 97. Le spectateur prend place assis sur un banc double d'autobus avec une fenêtre de chaque côté. Un bouton permettait de faire dérouler les images dans une direction ou l'autre, d'est en ouest ou vice versa.
L’œuvre devient un miroir de la routine, où le geste artistique imite la cadence automatique de la ville. Au cœur de cette mécanique, un paradoxe s'opère : l’effacement de l’individu. Mon effacement.
'' En adoptant le pseudonyme : Ben 97, j'abandonne ma subjectivité pour me fondre dans le mobilier urbain. Je m'annule pour mieux renaître. Derrière le métal et la fumée de l’autobus 97, entre la montagne et l'Est de la ville, Ben 97 s'invente une identité de rechange.''
Je suis une silhouette anonyme, un fantôme de la ligne, transformant l’aliénation du trajet quotidien en un espace de résistance poétique et conceptuel.
Suis le miroir, la la réalité urbaine 97.
MONTRÉAL 1980
Le paysage urbain bat au rythme mécanique de sa propre répétition. Une matrice de béton et d'asphalte où l'individu s'efface pour mieux renaître.

