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HISTORIQUE 

Pourquoi parle-t-on d'un

«pont-tunnel»?

C'est parce que l'artère comporte deux parties:

La portion «pont», entre Boucherville et l’île Charron. La portion «tunnel», qui commence à l’île Charron et qui plonge sous le lit du fleuve Saint-Laurent pour ressortir à l’ouest de l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, dans le quartier Longue-Pointe.

Fait intéressant: le pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine est passé à deux doigts d’être un pont suspendu. L'option d'en faire un tunnel l’a finalement emporté pour des raisons de coûts, selon les archives de la Ville de Montréal. 

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Construction1963-1967

Les travaux débutèrent le 15 juillet 1963. Le roc étant profond sous le lit du fleuve, la proposition du jeune ingénieur Armand Couture de construire un tunnel immergé, comme cela s'était fait pour le Tunnel George Massey de Vancouver (1959), fut retenue.

Le tunnel a été principalement construit en sections préfabriquées, seules ses extrémités ayant été coulées. Par exemple, la tour de ventilation de l’île Charron a été construite sur place alors que la tour nord a été fabriquée en cale sèche puis immergée. Une cale sèche de 600 mètres sur 300 m fut aménagée dans le fleuve au sud-ouest de l’île Charron en mai 1965.

En huit mois, sa construction a nécessité la levée de digues de 2 millions de m³ de roc et le creusement du lit du fleuve pour atteindre une profondeur de 27 m. Sept caissons étanches de 32 000 tonnes, dont 25 000 t d'acier d'armature ou de précontrainte (câbles), de 116,1 mètres de long par 38,5 m de largeur et 8,1 m de hauteur y furent construits3. L'étanchéité des caissons fut assurée par une couche d'enduit bitumineux et de fibre de verre sur l’extérieur. Aux extrémités ils furent munis de joints en caoutchouc et temporairement scellés par des murs d'étanchéité.

La cale sèche fut ensuite remplie d'eau pour faire flotter les caissons et les amener au centre du Saint-Laurent au moyen de chalands où, lestés de 1 500 t de pierre, ils furent positionnés sur des semelles de béton au fond d'une tranchée draguée dans le lit du fleuve. Une fois en place, le mur d'étanchéité entre deux caissons était détruit afin que la pression extérieure de l'eau (10 000 t) les scelle l'un contre l'autre le temps que soit complété un joint de béton armé intérieur.

Le dernier caisson en place, en avril 1966, du sable fut injecté sous la structure pour former des fondations et deux mètres de pierre furent disposés au-dessus pour que les ancres des bateaux ne puissent l'endommager. Le tunnel est suffisamment profond pour permettre un éventuel approfondissement du chenal de navigation à 13 m2.

Dernier ouvrage de la transcanadienne, le pont-tunnel fut inauguré le 11 mars 1967, juste avant l'ouverture de l'Exposition universelle de Montréal et sans que fut jamais interrompue la circulation maritime. La construction coûta 75 millions de dollars, dont 90% fut assuré par Ottawa. À son ouverture le pont-tunnel devient un objet de curiosité, et de nombreuses personnes s'y arrêtaient pour le visiter à pieds. Le tunnel demeure encore l'un des plus grands ouvrages en béton précontraint au monde.

3 tunnels parallèles

Le tunnel, long de 1 471 mètres, se compose de deux tubes de circulation de 4,4 m de haut et de trois voies de large. Entre ces tubes un tube central (tube de service), loge l'équipement de drainage, d'éclairage, de ventilation et de sécurité. Le tunnel supporte une pression d'eau de 550 bars (8 000 psi) grâce à sa structure en béton précontraint

Ventilation

Un système de ventilation semi-transversal connecte deux tours de ventilation chacune équipée de deux cheminées de quatre ventilateurs. L'air frais aspiré de l'extérieur par une cheminée est injecté dans le tube central d'où il est distribué à un tube de circulation sur toute sa longueur. L'air se déplace dans le sens de circulation des véhicules et l'air vicié est soufflé vers l'extérieur par la cheminée opposée, d’où la nécessité de quatre cheminées pour deux tubes de circulation. Des détecteurs de monoxyde de carbone et de fumées contrôlent automatiquement les ventilateurs.

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